Construing the Ethical and Legal Concept of Cultural Safety:

Non-Domination, Epistemic Justice, and Constitutional Standards

Auteurs-es

  • Karine Millaire Université de Montréal
  • Amandine Catala Université du Québec à Montréal

DOI :

https://doi.org/10.26443/law.v71i4.3628

Résumé

Réparer les injustices persistantes découlant de l’héritage de la Loi sur les Indiens nécessite de développer et mettre en œuvre des outils descriptifs et normatifs appropriés comme le concept de sécurité culturelle. Prenant racine dans des préoccupations pour la décolonisation, la sécurité culturelle a retenu l’attention des universitaires et praticien.nes de plusieurs disciplines et milieux. Toutefois, cette littérature grandissante a négligé d’identifier et de théoriser les fondements éthiques et constitutionnels du concept. Or, une telle démarche est cruciale afin que le concept de sécurité culturelle puisse atteindre son plein potentiel normatif. Ancré dans le contexte autochtone au Canada, le présent article propose de combler cette lacune en analysant les fondements éthiques et constitutionnels interreliés du concept de sécurité culturelle. Il démontre que la sécurité culturelle requiert la non-domination et la justice épistémique. L’article soutient que le concept éthique et juridique de sécurité culturelle ainsi conçu implique la pleine reconnaissance et la mise en œuvre de standards constitutionnels garantis par la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones, à savoir le respect du consentement ainsi que des droits à l’autodétermination et à l’autonomie gouvernementale des peuples autochtones. Cet article démontre ainsi que le concept de sécurité culturelle est utile à la fois à titre d’outil diagnostic et transformateur vers la « Réconciliation » : le concept permet non seulement d’identifier les échecs en matière de sécurité culturelle inhérents au statu quo, mais également de générer une normativité mise en œuvre par le droit et les politiques publiques.

Publié-e

2026-10-01